Financement pour entreprises et PME

De nombreuses possibilités de financement s’offrent aux créateurs d’entreprises français. Depuis ces dernières années, les institutions d’investissement privées et publiques ont mis en place des outils et des propositions pour faciliter le financement des créations d’entreprises.

Les modes de financement

Cinq grands modes de financement sont aujourd’hui accessibles aux entrepreneurs. Il s’agit du prêt classique, du crédit-bail, de la location financière, de l’autofinancement et de l’augmentation du capital en numéraire. L’autofinancement n’est pas un mode de financement disponible à toutes les entreprises puisqu’il s’agit d’un programme interne qui n’est accessible qu’aux puissantes entreprises, il nécessite non seulement une excellente trésorerie mais aussi une très grande rentabilité.

Les autres modes de financement mettent le créateur d’entreprise en contact avec les organismes financiers. Le premier est le prêt classique ou l’emprunt effectué par la société auprès de sa banque dont la durée et le montant...





dépendent des garanties que l’entreprise peut offrir et de sa situation financière analysée par sa banque. Le second mode de financement est le crédit-bail. Ce système s’est beaucoup développé ces dernières années et il offre de nombreux avantages aux entreprises, particulièrement aux petites entreprises nouvellement créées. Le crédit-bail fonctionne comme une location d’un matériel par l’entreprise avec la possibilité de l’acquérir à la fin du contrat. Il peut s’utiliser dans tous les domaines où l’entreprise a besoin d’investir, tels que pour l’achat de machines ou de véhicules.

La location financière est une autre solution financière pour les projets d’investissement des entreprises. Il s’agit d’un mécanisme qui leur permet de louer des véhicules ou des matériels nécessaires à leurs activités. Les contrats de location financière sont généralement associés à des contrats de maintenance et d’entretien-réparation des biens loués.

Enfin, le dernier moyen de financement des entreprises est l’augmentation de capital. Ce système très simple peut engager aussi bien le créateur de l’entreprise que des investisseurs indépendants extérieurs. L’augmentation de capital peut toutefois entraîner une perte d’indépendance des entreprises si l’apport des investisseurs extérieurs devient trop important.

Bien choisir son mode de financement

Le choix du mode financement est essentiel pour une entreprise. Un mauvais montage financier ou un mauvais contrat de financement peuvent entraîner la mise en faillite d’une société ou des problèmes financiers récurrents. Certaines règles et certains indicateurs doivent ainsi être pris en compte par les entrepreneurs avant d’opter pour l’un ou l’autre des moyens mis à leur disposition. Le premier critère à considérer est la quotité. Cette notion concerne le rapport entre l’investissement effectué par l’entreprise elle-même et celui des agents financiers auxquels elle a recours. La quotité exigée varie selon les types d’investisseurs. Ainsi, les banques peuvent exiger que l’entreprise finance au moins la moitié des investissements à faire avant de donner son accord pour financer le reste. Dans d’autres méthodes de financement comme le crédit-bail, il est possible que la société de bail fournisse à 100 % les matériels. L’entreprise n’a alors aucun autofinancement à faire. Le choix du mode de financement doit ainsi être fait selon les possibilités de l’entreprise et la quotité exigée par l’institution financière.

Le coût du financement doit aussi être calculé avant de choisir le moyen de financement. Le financement par crédit-bail devient ces dernières années l’un des moyens les moins chers pour investir. Toutefois, selon les besoins de l’entreprise, il se peut que d’autres moyens soient plus convenables. Enfin, le dernier élément à considérer est le traitement comptable. Cela est essentiel pour l’entreprise dans la mesure où cela peut affecter non seulement la gestion mais aussi les impôts. La comptabilisation de l’investissement doit être bien étudiée avant de contracter un financement extérieur. On prend aussi en compte la situation des amortissements et des charges financières qui ont d’importants impacts sur la situation fiscale de la société. Enfin, il faut aussi considérer dans la comptabilisation et dans le choix du mode d’investissement l’utilisation des équipements et des matériels à financer. Ce critère essentiel dépend de la productivité de l’entreprise et de la situation de son activité. Certaines activités comme le commerce peuvent encourager le choix du crédit-bail ou de la location financière, alors qu’un prêt classique ou d’autres systèmes de financement peuvent convenir beaucoup plus à la production industrielle. Chaque entrepreneur se doit ainsi de comparer sa situation aux exigences des financiers avant de choisir son mode de financement.

4 Replies to “Financement pour entreprises et PME”

  1. je suis un jeune marocain promoteure (mombre de clube jeune promoteure de
    meknes tafilalt)Notre entreprise créée en Mars 2009 dans le
    cadre du programme « Mokawalati », ayant pour objet la fourniture de
    services (sécurité, nettoyage, jardinage…, etc.), rencontre
    actuellement un bon nombre de problèmes entravant la marche de notre
    activité, dus essentiellement à des problèmes financiers suite au
    non-respect par les banques de leurs promesses de financement.

    Nous avons pu, dernièrement, signer à la fois des accords de
    sous-traitance de marchés publics et des promesses d’attribution de
    marchés privés mais l’insuffisance de nos moyens financiers, notamment
    la rémunération de la main d’œuvre, nous a privé d’honorer nos
    engagements.

    Une orientation de votre part pouvant nous indiquer d’autres sources de
    financement sera la bienvenue et pourra ainsi multiplier nos chances.

  2. bonjour,je suis étudiant en année2 master banque et ingénierie financière, je cherche des documents sur les modes de financement des entreprises pour pouvoir travailler sur mon mémoire de fin de cycle.Merci.

  3. Section 2 : Les sources de financements internes :
    « Il s’agit de ressources tirées de l’entreprise elle-même, soit de ses activités courantes (autofinancement), soit d’opération en capital (désinvestissement) ».
    III-2-1- Autofinancement :
    L’autofinancement principale source de financement interne est l’ensemble des ressources générées par l’entreprise, de façon autonome, il peut provenir de ressources exceptionnelles et actionnelles lors de la cession d’actif (immobilisation, participation…), mais il est surtout constitué par l’autofinancement dégagé par l’activité courante.
    L’autofinancement occupe une place privilégiée parmi les moyens de financement utilisé par l’entreprise pour assurer le remplacement et la croissance de l’actif économique.
    L’autofinancement est égal à la différence entre la capacité d’autofinancement et les dividendes prélevés sur le résultat de l’exercice. La capacité de l’autofinancement (encore appelée marge brut d’autofinancement « MBA »).
    Pour simplifier, on peut dire que la capacité d’autofinancement est égale à la différence entre les produits et les charges donnant lieu à un décaissement.
    Ainsi, la capacité d’autofinancement est essentiellement composée de la somme du bénéfice net et les dotations aux amortissements et aux provisions (UI sont des charges calculées et non décaissées).
    III-2-1-1- Les amortissements :
    L’amortissement est la dépréciation de la valeur de l’actif immobilisé au cours de l’année, donc du capital de l’entreprise.
    En d’autres termes, les amortissements constituent une charge et une dépense de l’exercice. Dans ce cas ils interviennent dans le calcul des prix de revient et indirectement dans les prix de ventes.
    Les amortissements s’accumulent progressivement dans l’entreprise alors que les sommes de liquidités correspondantes aux annuités de ces amortissements pratiqués sur les prix d’origine des immobilisations ou sur le prix réévalué ne restent pas inemployées jusqu’à l’acquisition de nouvelles immobilisations constituant déjà un élément d’autofinancement très important car il est le plus certain.
    Les amortissements, en tant que source de financement devraient figurer au passif où se trace l’origine des fonds.
    Ce pondant, il est d’usage de ne pas inscrire les amortissements au passif mais de les déduire des immobilisations auxquelles ils se rapportent.
    Enfin, les amortissements représentent « «l’autofinancement de maintien ».
    III-2-1-2- Les provisions :
    Les provisions pour dépréciation correspondant à un amoindrissement de la valeur d’un élément de l’actif, il s’agit en général d’un élément non amortissable résultant des causes dont les effets ne sont pas jugés irréversibles.
    Les dotations aux provisions ne font pas toutes parties de l’autofinancement, seuls les provisions à caractère de réserves qui sont constitués sans objet précis, sont compris dans le calcul de l’autofinancement.
    – Les provisions sur risque et charges.
    – Les provisions pour hausse de prix : les provisions constituées en franchises d’impôts par une période de six ans participent à la conservation du surplus monétaire pour l’entreprise.
    – Les provisions pour investissement : l’entreprise peut constituer en franchise d’impôts une provision pour investissement égale actuellement à 50% du montant de l’investissement. Cette provision fait partie de l’autofinancement.
    – Les provisions des dépréciations des titres de participation.
    Les provisions font parie de « l’autofinancement de maintient ».
    III-2-1-3- Les réserves :
    Elles constituent la perte la moins discutable de l’autofinancement et représentent des fonds accumulés par l’entreprise elles même à partir des bénéfices qu’elle a réalisés.
    III-2-1-4- Les cessions d’actif :
    Les entreprises obtiennent des ressources par cessions ou d’autofinancement d’éléments de l’actif immobilisé, les cessions sont occasionnelles. Elles se produisent lors de la réalisation de nouveaux investissements (ventes d’anciennes immobilisations pour en acheter de nouvelles), ou résultent d’un choix délibéré (cession de participation dans les filiales qui n’entrent plus dans la stratégie définie par les dirigeants de la firme).
    On peut Distinguer quatre catégories :
    – les cessions d’immobilisations incorporelles.
    – les cessions d’immobilisations corporelles.
    – les cessions d’immobilisations financières.
    – les réductions d’immobilisations financières.
    III-2-2- Les cash-flows :
    C’est un flux net de recettes courantes déduit des dépenses courantes de l’exercice, le cash-flow comprend le bénéfice net, l’amortissement et les provisions non exigibles.
    Il ne constitue donc pas un élément d’appréciation du résultat de l’entreprise mais plutôt de l’évolution de ses flux de trésorerie interne. Et plus précisément d’après la définition donnée dans le dictionnaire économique et financière, « le cash-flow est l’ensemble constitué par le bénéfice net après impôts et les provisions non exigible ».
    Le cash-flow net calculé à partir du cash-flow brut par déduction des frais financiers, de l’impôt sur les sociétés de l’intéressement.

    III-2-3- Le rôle de l’autofinancement :
    L’autofinancement joue un rôle de primer ordre au niveau de la vie financière de l’entreprise et par effet d’entraînement au niveau de l’économie nationale dans son ensemble.
    Du point de vue strictement financier, l’autofinancement est :
    – Une source de financement interne disponible par l’investissement.
    – Un garant de remboursement, c’est donc un élément essentiel de la capacité d’endettement de l’entreprise.
    De ces faits, l’autofinancement est un levier de croissance de l’entreprise.
    Cependant, s’il est certes un moyen de financement ; il ne constitue pas directement un enrichissement pour l’entreprise, il est plutôt un instrument financier au service de l’autonomie de l’entreprise et son développement.
    III-2-4- Les variables de l’autofinancement :
    Ce sont des facteurs qui interviennent dans la fonction de production et d’échange et qui génèrent un surplus monétaire :
    Parmi ces variables on peut retenir :
    – Le prix de vente.
    – Les amortissements.
    – La distribution du bénéfice.
    – La fiscalité qui intervient à la fois au niveau des mécanismes de l’amortissement et de la distribution des bénéfices.

    Section 3 : Les sources de financements externes
    Le financement des entreprises se réalise directement par émission de titres ou indirectement par emprunts auprès des banques ou des organismes financiers spécialisés dans l’octroi de crédits à long terme.
    III-3-1- L’augmentation du capital :
    III-3-1-1- Définition :
    C’est une opération complexe sur le plan juridique et financier qui change sensiblement la structure financières de l’entreprise.
    Ce mode de financement externe est très important pour la continuité et la survie des entreprises essentiellement les plus grandes.
    Les augmentations de capitale se traduisent par différentes formes.
    III-3-1-2- Les différentes formes d’augmentation du capital :
    a- Apport en numéraire :
    Dans ce cas, on améliore la structure financière de l’entreprise ce qui entraînera une augmentation du « fond de roulement » consécutivement à l’augmentation en parallèle des « capitaux propres » et des « liquidités ».
    Par ailleurs, les nouveaux apports vont permettre à l’entreprise qui s’y est livré des ressources financières nouvelles à même de financer d’éventuels investissements tout en permettant à l’entreprise de nouvelles capacités d’emprunt.
    Ces nouveaux apports peuvent aussi consister en un versement supplémentaire demande aux seuls actionnaires de la société disposant individuellement de fonds nécessaire.
    Dans le cas contraire il y a possibilité de création de nouvelles actions et de faire appel à de nombreux actionnaire.
    Dans ce dernier cas se poserait le problème de l’indemnisation des anciens actionnaires.
    En général, les actionnaires bénéficieront d’un droit préférentiel de souscription des actions nouvelles, droit destiné à sauvegarder leurs intérêts.
    Ce type d’opération constitue la principale source de fonds propres d’origine externe des entreprises.
    b- Apport en nature :
    Ce cas est proche de l’augmentation de capital en numéraire, la différence réside dans le fait que la contre partie de ce type d’opération est un actif en nature (immeuble, titres, stocks, brevets, créances, fond de commerce, au lieu de liquidité.
    Ce type d’opération renforce donc les fonds propres de l’entreprise et améliore sont ratio d’endettement.
    Ces apports en nature se traduisent pour l’entreprise par une augmentation à la fois des capitaux propres et de l’actif immobilisé, l’équilibre financier antérieur n’étant pas modifie.
    c- Incorporation des réserves :
    En usant d’incorporation des réserves, des primes d’émission ou de bénéfices non encore distribués, la structure financière de l’entreprise reste invariable du fait que cette augmentation du capital entraîne simplement une diminution des réserves au niveau du bilan et une diminution du poste : « rapport à nouveau » ou aussi une affectation du poste « résultat : bénéfice de l’exercice ».
    L’augmentation du capital social par incorporation des réserves, concerne les réserves facultatives tandis que les légales sont intouchables.
    Cette opération ne peut avoir lieu que si les réserves légales sont constituées (représente 10% du capital social de l’entreprise).
    d- Conversions des dettes :
    Appelé « consolidation des dettes de l’entreprise », ce sont les conversions des dettes en action de créance sur la société.
    Quand ces conversions portent sur des dettes à court terme, elles permettent d’améliorer le fond de roulement net et l’augmentation relative des capitaux propres.
    Si les conversions intéresse par contre les dettes à moyen terme et à long terme, le montant des capitaux permanants et du fond de roulement net reste inchangés mais l’indépendance financière de l’entreprise augmente par suite de la croissement des capitaux propres et de la diminution correspondante de ces dettes à moyen terme et à long terme (le cas de la conversion des obligations en action en est un exemple).
    III-3-2- Quasi-fonds propres :
    Ce sont des sources de financement hybrides dont la nature se situe entre les fonds propres et dettes, on peut citer :
    – Les titres participatifs.
    – les prêts participatifs.

    – Prime et subventions diverses.

    III-3-2-1- Les titres participatifs :
    « Ils constituent un moyen de financement nouveau resservi aux société du secteur public et aux société anonymes coopératives ».
    « Les titres participatifs ne sont remboursable qu’en cas de liquidation de la société ou à l’initiative de cette dernière, à l’exception d’un délais qui ne peut être inférieur à 5 ans, dans les condition prévues par le contrat d’émission ».
    Les titres participatifs sont des titres de créance dont la rémunération comporte une partie fixe établie par le contrat et une partie variable calculée par référence à des éléments relatifs à l’activité ou aux résultats de la société et aussi sur valeur nominale du titre.
    III-3-2-2- Les prêts participatifs :
    Ils sont accordés par des établissements de crédits au profit des entreprises (essentiellement des PME) pour améliorer leurs structures financières et augmenter leurs capacités d’endettement. Les prêts participatifs sont des créances de dernier rang (ils sont remboursés après tous les créanciers mais avant les actionnaires) assimilés donc à des capitaux propres.
    Les prêts participatifs sont assortis d’une clause de participation au résultat (d’où leur nom).
    « La durée des prêts participatifs est de long terme, de l’ordre de 12 à 15 ans, avec une franchise de remboursement du capital de 3 ans, le taux d’intérêt comprend un élément fixe et un élément variable calculé selon une formule d’indexation sur la rentabilité de l’entreprise, le taux effectif étant, dans la pratique, inférieur à celui du marché ».
    III-3-2-3- Primes subventions diverses :
    Sont assimilable à des capitaux propres les primes et les subventions diverses dont peut bénéficier l’entreprise à l’occasion notamment d’un programme d’investissement devant entraîner la création de nouveaux emplois.
    III-3-3- Financement par endettement à long et moyen terme :
    Pour assurer le financement de leurs besoins à moyen et long terme les entreprises ont aussi la possibilité de recourir à :
    – l’emprunt obligatoire.
    – L’emprunt bancaire classique.
    – Le crédit bail.

    III-3-3-1- Financement par les emprunts obligatoires :
    a- Définition des emprunts obligatoires :
    C’est une forme régulière d’emprunt à long terme par l’émission dans le public de titres négociables représentant la dette de l’entreprise, ces titres sont placés sur le marché financier par l’intermédiaire des banques, le titre émis est appelé obligation, le porteur de titre est obligatoire.
    b- Caractéristiques des emprunts obligatoires :
    L’emprunt obligatoire est une opération financière qui fait appel à un large public, il s’agit en fait de l’appel à l’épargne des agents économiques par l’émission d’actions et d’obligations.
    L’obligation est par ailleurs un titre négociable qui donne à son détenteur un droit de créance sur le patrimoine de la société ayant émis le titre, le détenteur d’une obligation a donc un droit à la perception d’un intérêt (payé périodiquement à l’émetteur) mais aussi au remboursement de son titre à l’échéance.
    « La valeur d’émission des obligations peut être inférieure à la valeur nominale, le taux d’intérêt qui s’applique à la valeur nominale définit la rémunération des obligations ».
    Au moment de l’émission, l’entreprise peut fournir des garanties aux obligataires (hypothèque, nantissement…).
    Ces garanties doivent être publiées dans un acte spécial avant toute souscription.
    • Condition d’accès :
    Seules les sociétés par actions peuvent bénéficier d’un tel droit et à condition qu’elles aient de langues années d’existence, qu’elles aient un capital antérieurement libre et que leurs deux derniers bilan soient régulièrement approuvés par les actionnaires.
    Peuvent échapper à ces ambitions les entreprises bénéficiant des garanties des pouvoirs publics telles les entreprises stratégiques ou celles ayant une spécificité qui nécessitent pareilles garanties.
    • Les échéances de remboursement :
    Deux possibilités sont offertes à l’entreprise émettrice pour le remboursement des obligataires.

    c- Catégorie des emprunts obligatoires :
    Il est possible de classer les emprunts obligatoires en deux grandes catégories :
    c- 1- Les emprunts obligatoires classiques :
    Au lieu de s’endetter à long terme auprès des établissements spécialisés et des banques, les entreprises privées cotées en bourse et les grandes entreprises de secteur public ont la possibilité de faire appel directement à l’épargne publique en émettant des obligations c’est-à-dire les titres de créances négociables, il s’agit de contrat financier que précise les obligations de l’emprunteur à l’égard du prêteur notamment, les modalités de renumérotation et de remboursement du capital prêté et les conditions de taux.
    L’autorisation d’émettre un emprunt obligatoire est donnée par l’assemblée générale ordinaire, habituellement, le conseil se voit confier le soin de réaliser l’opération pour un délai de 5 ans.
    En ce qui concerne le marché obligatoire, l’acheteur d’une obligation n’est pas obligé ce conserver son titre jusqu’à la date de remboursement prévue, il peut très bien la revendre en bourse avant l’échéance et récupérer son capital.
    c-2- Les emprunts convertibles :
    Une obligation convertible est une obligation classique généralement à taux fixe, assortie d’un droit d’option qui confère à l’obligataire la possibilité de transformer pendant la période de conversion sa créance en une aux plusieurs actions de la société émettrice.
    Le taux d’inter nominal des obligations convertibles est fixé entre le taux de rendement de l’action pour la limite inférieur et le taux de rendement moyen des obligations classiques, pour la limite supérieur.
    L’obligation convertible pressente des avantages indéniables pour l’emprunteur, comme pour l’investisseur.
    Pour l’emprunteur, l’obligation convertible constitue un financement généralement moins généreux que l’obligation classique.
    De plus en différent l’augmentation du capital dans le temps, son impact sur la dilution du capital est progressif.
    Quand à l’investisseur, il bénéfice de la qualité d’obligataire ce qui lui garanti un revenu minimal, tout en lui réservant la possibilité de devenir actionnaire en cas d’évolution favorable de l’entreprise.
    d- Les acteurs du marché obligataire :
    Se sont les émetteurs ou agents économiques ayant les besoins en ressources financières à long terme.
    Il s’agit :
    – Des entreprises.
    – Des institutions financières.
    – Des holdings publics (pour financer leur prix de participation).
    – Le trésor pour la régulation du déficit budgétaire ou le financement d’opération spécifique.
    Les souscriptions qui ne sont d’autres que les agents économiques qui disposent d’épargne susceptible d’être investie dans les placements à moyen et à long terme.
    Ils peuvent être des particuliers ou des investisseurs institutionnels (organismes d’assurance, caisses d’épargne, établissements financières…).

    III-3-3-2- Le financement par les emprunts bancaires classiques :
    « L’emprunt bancaire est procède le plus traditionnel pour financer des investissements ou un besoin en fonds de roulement trop fort. Les banques responsables des concours apportés par la clientèle ne peuvent consentir des prêts sans que le risque de non remboursement soit convenablement confort.
    Dans l’hypothèse ou le risque leur parait dépasser normale, les banquiers seront menés de ces derniers s’est opérée longtemps selon les techniques bancaires communes aux établissements financiers ».
    III-3-3-2-1- Les différentes formes d’emprunts bancaires :
    a- Crédit bancaire à moyen terme :
    En ce qui concerne le financement des investissements, l’entreprise utilise surtout les crédit à moyen terme d’une durée généralement comprise entre 2 et 7 ans, ce type de crédit est coûteux car l’entreprise doit verser des intérêt à la banque, ces intérêts sont remboursables par tranches annuelles, semestrielles ou trimestrielles.
    Ces crédits sont généralement mobilisés, on dit d’un crédit qu’il est mobilisable s’il est matérialisé par un des effets dits financières à 3 mois d’échéance escomptable auprès d’un organisme de crédit.
    Les crédits à moyen terme finance une opération d’investissement tel un projet de création d’une entreprise, un programme d’expansion ou l’achat de bien d’équipement (machines, véhicules de transports…).
    b- Crédit bancaire à long terme :
    Le crédit à long terme est nécessaire quand la durée des amortissements est supérieure à 7 ans. L’usage de ces crédits s’exerce particulièrement en cas de faiblesse ou en cas de la rentabilité immédiate des projets.
    La construction d’une usine de production nécessite de lourds investissements et son amortissement ne peut avoir lieu qu’après de années d’activité et de ce fait seul un crédit à long terme peut servir à sa réalisation.
    III-3-3-2-2- Eléments d’analyse :
    – Montant (en général 70% du coût d’investissement).
    – Durée (cohérence avec la durée de vie économique de l’élément financier et les flux dégagés par le projet).
    – Taux.

    – Modalités de remboursement : versement échelonné ou remboursement in fine.
    – Garanties exigées : hypothèques, amortissements et cautions.
    III-3-3-3- Financement par crédit bail :
    III-3-3-3-1- Définition du crédit bail :
    Le crédit bail est né en U.S.A sous le non « leasing » à la suite de l’accélération du progrès technique.
    Le crédit bail permet un financement original des investissements immobiliers.
    Le principe du crédit bail est simple, c’est un contrat conclu entre un locataire et un loueur qui reste propriétaire de j’objet jusqu’à la levée de l’option d’achat, le locataire paiera au loueur un loyer et rachètera en terminaison le bien loué pour une somme très faible, le loyer est élevé car il intègre le remboursement théoriquement du capital et les intérêts mais pressente l’avantage de la déduction fiscale.
    III-3-3-3-2- Les différente forme du crédit bail :
    Le crédit bail peut revêtir 2 formes :
    a- Le crédit bail mobilier :
    Le crédit bail mobilier porte sur les biens d’équipement n’ayant pas le caractère d’immeubles.
    Les opérations de crédit bail sont :
    Les opérations de location de biens d’équipements ou de matériels d’outillages achetés en vue de cette location par des entreprises qui en demeurent propriétaires et qui ensuite sont loués à l’utilisateur.
    Cette location est conclue pour une durée déterminée est de 3 à 5 ans.
    Les locataires devront assurer les charges suivantes :
    – Le coût de livraison.
    – L’assurance (concernant le vol, l’incendie).
    -Le loyer.
    – L’entretien.
    Sachant que le matériel ne peut être modifié sous l’autorisation du bailleur qui se réserve le droit d’inspection.
    A l’issue de la période de location irrévocable, le locataire a en général le choix entre les trois opérations suivantes :
    – Rendre les biens au bailleur.
    – Acheter le bien à une valeur résiduelle fixée dans le contrat.
    – Renouveler le contrat de location.
    b- Le crédit bail immobilier :
    Le crédit immobilier porte sur les biens de production ayant la qualité d’immeubles à usage professionnel.
    La durée du contrat est en général comprise entre 15 et 20 ans,
    En effet le crédit bail immobilier est un financement à long terme réalisé très généralement pour les totalités de l’investissement.

    III-3-3-3-3- Caractéristiques du crédit bail :
    – L’entreprise examine elle-même avec le fabricant les caractéristiques et les modalités d’achat des biens qu’elle aurait choisi.
    – La durée de location étant équivalente à la période d’amortissement fiscal ou à la durée de vie économique du bien acquis.
    – L’entreprise est liée par la durée de location et ne peut donc résilier les contrats en cours, elle peut par contre acheter le bien à échéance. Pour une valeur résiduelle ou le contrat de location ci ses moyens ne lui permettent pas de faire autrement.
    – Le contrat d’un crédit bail peut s’appliqué à tous les lieux de production (infrastructures comprises).
    – S’il s’agit de mobilier, le contrat prend effet à dater sa livraison.
    Différentes alternatives s’offrent au locataire à échéance du contrat ce dernier peut :
    – Restituer le ou les biens qu’il ne veut acquérir.
    – Reconduire le contrat avec réduction du taux de location du fait de l’usure des biens loués et du fait que les dits bien sont fiscalement amortis.
    – Acquérir les biens pour un prix fixé par le contrat.
    Le loyer payé par l’entreprise correspond à la charge de l’amortissement, le coût des capitaux immobilisé, le prix des services fournis par l’établissement financier et une prime de risque il y a lieu de préciser enfin qu’aucune garantie n’accompagne un contrat de crédit bail.
    III-3-3-3-4- Forces du crédit bail :
    – Le crédit bail offre un financement rapide et simple, en outre la possibilité de non remboursement du contrat est en elle-même une sorte d’assurance.
    – Il n’affect pas la structure d’endettement de l’entreprise mais seulement le montant de ses engagements.
    – Le règlement d’un loyer est financièrement plus léger que le coût de l’investissement.
    – Le loyer du crédit bail est fiscalement déductible alors que pour l’emprunt seul les frais financiers peuvent être déflaqués des impôts.
    – Il permet à l’entreprise de mieux garder son indépendance.
    – En fin, le coût du crédit bail est directement lié à l’usage du bien.
    III-3-3-3-5- Faiblesses du crédit bail :
    Le coût élevé du crédit bail qui est supérieur à celui du crédit bancaire représente sa plus grande faiblesse.

  4. c’est la réponse a votre question Mr Idriss Ali, c’est mon mémoire de fin d’étude en science économique option gestion d’entreprise, il s’agit du financement des pme.
    j’espère bien que je vous ai aider dans votre préparation de mémoire.
    bonne continuation

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