Comment investir dans une entreprise non cotée

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L’investissement dans l’immobilier ou encore investir dans les actions boursières ne vous intéresse point. Alors, y a-t-il d’autres moyens pour placer son argent dans du concret ? Oui, l’on peut aussi investir dans les sociétés ou les entreprises non cotées. Il s’agit même d’un placement financier rentable, qui cumule d’assez nombreux avantages. Mais ce type d’investissement comporte aussi son lot de risques. Zoom sur les principales informations à connaître.

Le capital-investissement

Investir dans le non coté, cela revient à parler de « capital-investissement ». Celui-ci consiste à prendre des parts (minoritaires ou non) dans le capital de sociétés ou d’entreprises non cotées. Ce qui permettra à ces dernières de financer leurs activités et développements. À savoir que les entreprises concernées sont souvent de petite ou moyenne dimension. Et contrairement aux idées reçues, prendre une part dans le capital d’une petite...





entreprise non cotée n’est pas réservé aux institutionnels ou aux milliardaires, car même avec un minimum de 500 euros, et en trouvant le bon support, vous pouvez le faire.

Par ailleurs, le « capital-investisseur » peut intervenir au niveau de toutes les étapes de la vie d’une entreprise non cotée. Aussi, le capital-investissement peut être un « capital-risque », qui intervient pour financer le démarrage d’une entreprise dès sa création. Il peut aussi être un « capital-développement », intervenant pour accompagner et accélérer la croissance d’une entreprise, notamment en lui apportant les capitaux nécessaires à ses investissements. Il peut également être un « capital-transmission », visant à préparer la transmission ou la cession d’une entreprise, ou encore une acquisition. Enfin, le capital-investissement peut être un « capital-retournement », visant à racheter les entreprises en difficulté financière.

Les produits permettant d’investir dans les entreprises non cotées

L’investissement dans une entreprise non cotée peut se faire par l’intermédiaire de 2 types de fonds, à savoir les FCPI ou les Fonds Communs de Placement dans l’Innovation, et les FIP ou les Fonds d’Investissement de Proximité. Ces deux sont communément appelés des OPCVM ou Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières. Les FCPI investissent au minimum 60% de l’actif qu’elles ont collecté dans des PME à caractère innovant et non cotées, et les FIP investissent 10% de l’actif dans des PME de moins de 5 ans. À noter que les deux peuvent aussi être regroupés pour former les FCPR, ou les Fonds Communs de Placement à Risque.

Un placement à risque

Eh oui, le capital-investissement est un placement à risque, car votre capital, votre mise initiale, ne sera jamais garanti. D’ailleurs, les professionnels de la gestion du capital-investissement ne font (généralement) pas de promesse de rentabilité à leurs clients. Claude Boulot, président d’investessor, club de business angels, de préciser que si vous optez pour ce type de placement, il faut vraiment ne mettre que « de l’argent que l’on peut se permettre de perdre ». Il faut aussi pouvoir se passer de la somme investie durant une assez longue période, car l’horizon de placement dans les entreprises non cotées est long.

Les avantages à investir dans une entreprise non cotée

Toutefois, il est important de souligner les grands avantages procurés par le capital-investissement. Déjà, il faut savoir que l’investissement dans les entreprises non cotées (en phase de développement ou de transmission) figure parmi les placements les plus performants, et les moins influencés par les marchés boursiers. Par ailleurs, il y a aussi un certain soutien aux PME, ainsi qu’une valorisation de l’investissement. Cela sans parler que le capital-investissement joue un rôle essentiel dans l’économie, par le soutien de l’entreprise non cotée au cours de son existence, ou par la création d’entreprises (création d’emplois, renouvellement du tissu économique, etc.).

Outre cela, les risques sont également atténués par les avantages fiscaux, que l’État n’a eu de cesse de multiplier, justement pour tenter de limiter le risque aux yeux de l’investisseur individuel. Concrètement, les réductions fiscales concernent d’une part l’impôt sur le revenu, dont la réduction peut atteindre 25% de l’investissement (dans la limite de 6000 euros). Et d’autre part, l’ISF dont la réduction s’élève à 75% des montants investis en direct dans une PME (dans la limite de 50 000 euros par an), ou à 50% des sommes placés dans un FIP (dans la limite de 20 000 euros par an).

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