Emprunter pour s’enrichir

Le titre peut paraître surprenant pour certains. Pourtant, le fait d’emprunter afin de s’enrichir est quelque chose de très normal. Les initiés savent très bien que ce n’est pas autrement que font les entrepreneurs pour développer leurs compagnies. Cela dit, pour le citoyen moyen, il existe quelques voies plus ou moins sûres pour augmenter ses revenus à moyen ou long terme, à partir de prêts contractés auprès d’organismes financiers. En gros, trois solutions sont à la portée de l’emprunteur, avec des degrés de risque différents : l’épargne, la bourse et l’immobilier. L’idée de base étant que le rendement de l’investissement dépasse suffisamment le taux d’intérêt du remboursement pour...





réaliser des bénéfices intéressants.

Dans le cas de l’épargne, il faut probablement faire quelques recherches et se renseigner avant de tenir le bon filon. Il faudrait d’un côté trouver un établissement prêteur, de préférence qui fait des prêts personnels sans exiger de justificatif d’achat et dont le taux soit très bas (par exemple, la Finaref propose un taux de 2,5% en 2011), et d’un autre côté dénicher une société d’épargne qui offre des taux d’intérêt supérieurs à 2,5% (on en trouve actuellement qui proposent des taux de 4 à 5% sur quelques mois). Cela suppose évidemment que l’emprunteur est parfaitement en mesure d’effectuer ses remboursements de manière régulière, et qu’il a pris en compte tous les calculs éventuels induits par la fiscalité.

En ce qui concerne l’achat d’actions en bourse avec de l’argent emprunté, ce n’est pas une solution généralement recommandée pour les personnes qui n’ont pas d’expérience dans ce domaine, car cela demande une bonne maîtrise émotionnelle, puisque le cours des marchés boursiers est variable, et les risques importants. Mais pour quelqu’un aux nerfs solides, et disposant d’un revenu régulier, c’est une opportunité à envisager. Dans ce cas, il serait peut-être plus judicieux d’investir dans des transactions de type SRD (Service de règlement différé, permettant d’emprunter de l’argent pour investir dans une action), avec effet de levier de préférence. Par exemple, avec 1000€ de départ et un effet de levier de 4, vous disposerez de 4000€ à investir. En achetant par exemple des actions qui finissent par gagner 5%, vous gagnez 20%, soit 800€ (5000€/4). Le problème, c’est que si l’action perd 5%, vous aurez perdu 800€! C’est pourquoi cette solution demande beaucoup de prudence (commencer par des leviers bas), une certaine familiarité avec l’évolution du marché des actions, et une psychologie à toute épreuve.

Reste enfin la solution la moins risquée, l’immobilier. Cette solution est d’autant plus intéressante que la conjoncture est favorable et que le processus est simple (chercher un bien, financer l’investissement, gérer la location). Ainsi, financer un investissement locatif, grâce aux emprunts, a l’avantage de permettre d’avoir des intérêts qui sont déductibles des revenus imposables. En effet, cette défiscalisation (loi Robien, loi Girardin, etc.), qu’il s’agisse de déduction ou de réduction d’impôt, a connu un tel engouement des investisseurs que le marché locatif s’est trouvé saturé dans certaines villes moyennes. Aujourd’hui, comme l’immobilier connaît une certaine morosité, il faudra se renseigner au maximum et élaborer sa propre stratégie (trouver des vendeurs motivés, cibler des emplacements où il y a une réelle demande, exploiter Internet, calculer rigoureusement la rentabilité de l’investissement, trouver de bons gestionnaires, etc.)

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