Comment demander une avance sur son assurance vie

L’assurance vie est aujourd’hui probablement le placement favori des ménages français, à cause des avantages multiples qu’elle présente. Elle permet de se constituer une épargne à plus ou moins long terme, à préparer une retraite ou à transmettre un capital exonéré des droits de succession. En fait, c’est surtout l’enveloppe fiscale intéressante dont elle bénéficie qui constitue son atout majeur. Cependant, un de ses avantages est l’avance. En effet, il est parfaitement possible de demander une avance sur son assurance vie, c’est-à-dire obtenir un crédit qui correspond à une certaine partie de la provision accumulée, et ce avant l’échéance...





du contrat.

Il faut noter d’abord que cette avance n’est autorisée que si cela a déjà été spécifié dans le contrat. Auquel cas elle est effectivement assimilable à un prêt que l’assureur octroie à l’assuré sur le capital acquis au moment de la demande. En règle générale, le montant de cette avance ne saurait dépasser 80% de l’épargne investie en euros et 60% dans le cas des contrats en unités de compte. Il s’agit donc d’un prêt remboursable, sur une période de trois ans (et éventuellement renouvelable), à un taux d’intérêt (qui doit figurer obligatoirement dans le contrat) de l’ordre de 5 à 7%. Plus précisément, le taux de l’avance est déterminé selon la rémunération de l’épargne ou le taux moyen des emprunts d’État majorés d’un ou de deux points. Quoi qu’il en soit, le taux est très avantageux si on le compare au taux des crédits à la consommation, par exemple.

Par ailleurs, et contrairement au rachat, l’avance n’est pas imposable (ni fiscalité ni prélèvements sociaux), puisqu’il ne s’agit ni d’un revenu, ni d’une plus-value. À titre de comparaison, pour un retrait avant quatre ans, les gains sont taxés à 35%. D’autre part, l’avance n’est pas retranchée du capital et n’entame pas le montant de l’assurance vie. Mieux, la rémunération continue à courir sur la totalité du capital du contrat, qui continue de fructifier et de bénéficier d’avantages fiscaux. C’est pourquoi l’avance est considérée comme la solution idéale pour disposer de liquidités, soit pour faire face à des difficultés financières ponctuelles, soit pour faire des placements en bourse ou des projets dont on espère un rendement supérieur au coût de financement de cette avance.

Pour obtenir une telle avance, il suffit de faire un courrier à son assureur, en recommandé avec accusé de réception, dans lequel on mentionne la référence du contrat d’assurance-vie et une « demande d’avance » en guise d’objet. Il serait également utile d’indiquer la somme qu’on souhaiterait obtenir ainsi que les raisons d’une telle démarche, sachant qu’elle est autorisée par l’article L. 132-21 du Code des assurances.

Certes, l’assureur peut toujours refuser d’accorder une telle avance, mais d’une manière générale elle est obtenue sans difficulté particulière, d’une part parce que le demandeur est un client qui dispose déjà d’un contrat, et d’autre part parce que l’avance ne nécessite pas beaucoup de temps pour étudier le dossier (une dizaine de jours), contrairement à un prêt classique.

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